 Le Réveil de Napoléon à l'Immortalité à Fixin
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26/08/2008
Promenade en Côte bourguignonne
FIXIN-FIXEY
Suite et fin de notre promenade en Côte bourguignonne (voir édition du 25 août). Né à Auxonne, le 5 septembre 1787, Claude Noisot part au service en 1808. Il est blessé à Esslingen, lors de la campagne d'Autriche. Il prend part à la sanglante bataille de Wagram en 1809. Après la victoire de Dresde, en 1816, il reçoit la Légion d'honneur, puis à Leipzig, le grade de lieutenant. Après l'abdication de Napoléon, Claude Noisot suit l'Empereur sur l'île d'Elbe, pour revenir avec lui en mars 1815. La mitraille épargnera le vaillant soldat à Waterloo. Il se retire à Fixin où il épouse, le 18 juillet 1830, Nicole Vienot, une veuve née à Premeaux, et achète diverses parcelles de vignes qui, réunies à celles que possède sa femme, forment une propriété qu'il baptise le Clos Napoléon. Noisot gère ses biens et s'emploie à l'amélioration de la condition de ses anciens camarades de combat et parvient, en partie, en 1854, à faire exécuter la clause du testament de Napoléon relative à l'aide de 300 000 francs, destinée au bataillon de l'île d'Elbe. Le 15 décembre 1840, revêtu de son uniforme de la Garde impériale, il assiste, aux côtés de ses vieux grognards, à la translation des cendres de Napoléon à l'hôtel des Invalides. Jugeant que la place qui leur avait été réservée n'était pas digne d'eux, ils se déploient en tête du cortège et, sous le commandement de Noisot, mènent le deuil. En 1837, Claude Noisot, achète un terrain planté de bois, sur le flanc du coteau dominant Fixin, il contacte son ami statuaire dijonnais, François Rude et lui commande une statue. Celle-ci arrive à Fixin le 6 septembre 1847. Par la suite, Noisot fait bâtir une maison dont la forme rappelle celle de Longwood, sur l'île de Sainte-Hélène. En 1851, le prince Louis-Napoléon, futur Empereur Napoléon III, vient à Fixin rendre hommage à la fidélité de Claude Noisot, et le 28 septembre 1857, est inauguré le buste de Rude, par Cabet devant la statue de l'Empereur. Claude Noisot s'éteint, à Fixin, le 14 avril 1861. Il avait demandé « à être enterré debout, sabre au poing, face à l'Empereur ». Les difficultés rencontrées pour creuser la fosse dans le rocher très dur ne permirent pas de satisfaire cette dernière volonté. Le grenadier repose donc couché, à quelques mètres de la statue de l'Empereur et de son ami Rude. C'est dans la maison voulue par Noisot qu'un musée a été aménagé par la suite. Chaque année, de nombreux visiteurs français et étrangers viennent sur ces lieux de mémoire. Le musée est ouvert, les samedi et dimanche, de 14 à 18 heures, jusqu'au 15 octobre
 Le musée Noisot à Fixin, réplique de Longwood
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 La tombe de Claude Noisot à Fixin (photos C. Bailly)
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